Capsules linguistiques
| Terme | Définition |
|---|---|
| Place |
Endroit Ville Complexe Centre commercial Édifice Par Myriam Côté et Nathalie Moreau Le mot place désigne un lieu public, un espace découvert, généralement entouré de constructions. La plupart du temps, on y trouve un monument, une fontaine, des arbres ou d’autres éléments de verdure. Ainsi, le mot place constitue une impropriété lorsqu’il est employé pour désigner un immeuble ou un ensemble d’immeubles regroupant, par exemple, des activités commerciales. Dans l’appellation Place Sainte-Foy, le mot place est donc employé de manière fautive. On parle même de calque de l’américain dans le Dictionnaire québécois français de Lionel Meney. Il aurait donc lieu de remplacer cette appellation par « Centre commercial Sainte-Foy ». Il est également fautif d’utiliser le mot place en parlant d’une rue. C’est pourquoi on a récemment changé le nom de quelques rues qui étaient désignées par le mot place dans la région de Québec. Le mot place constitue enfin un anglicisme sémantique lorsqu’il est utilisé en parlant d’une ville, d'un village, d'une localité, d'un endroit ou d'un lieu. Ainsi, au lieu de dire « Trois-Rivières est une belle place. », on dira « Trois-Rivières est une belle ville. » Malgré le fait que le mot place soit normalisé dans son sens accepté par l’Office québécois de la langue française et malgré les nombreux efforts fournis pour corriger cette situation, le mot place demeure malheureusement encore très souvent mal utilisé. |
| Prenche une marche |
Faire une marche Faire une promenade Marcher Se promener Par Myriam Côté et Nathalie Moreau L’expression « prendre une marche » est un calque de l’anglais to take a walk. En fait, c’est le verbe prendre qui pose problème. Heureusement, il existe plusieurs expressions françaises que l’on peut utiliser pour éviter de commettre cette faute. Parmi ces expressions, il y a : faire une marche, faire une balade, faire un tour, faire une promenade, se promener, marcher... |
| Rapport d'impôt |
Déclaration de revenus Par Myriam Côté et Nathalie Moreau L’expression « déclaration d'impôts » constitue une impropriété de même que « rapport d'impôt ». Bien que « déclaration d'impôt » figure dans Le Petit Robert, on y indique que l’emploi de cette expression est critiqué et qu’on lui préfère l’expression déclaration de revenus imposables. L’Office de la langue française propose, quant à lui, l’expression déclaration de revenus. Il signale toutefois que le terme « déclaration fiscale » est employé ailleurs dans la francophonie. Les appellations incluant le mot impôt, que l’on entend fréquemment en langue parlée, sont d’emploi abusif, puisque si l’on peut déclarer un avoir, l’on ne peut déclarer un dû. Emploi fautif : Veuillez nous faire parvenir votre formulaire de déclaration d’impôt dûment rempli avant le 30 avril 2002. Emploi correct : Veuillez nous faire parvenir votre formulaire de déclaration de revenus dûment rempli avant le 30 avril 2002.. |
| Régulier |
Courant Habituel Normal Ordinaire Par Myriam Côté et Nathalie Moreau L’adjectif régulier employé au sens de « ordinaire », « courant », « normal » ou « habituel » constitue un anglicisme. En français standard, lorsque régulier qualifie une chose, il signifie « qui est conforme aux règles, ne fait pas d’exception à la norme ». Ainsi, on dit : Un prix ou un modèle courant ou ordinaire Un salaire de base Un horaire ou un tarif normal Un café, de l’essence, un format ou une séance ordinaire Des pratiques courantes ou usuelles Par ailleurs, lorsque régulier qualifie une personne, il a le sens de « qui a des habitudes constantes et conformes à une norme sociale, notamment dans l’utilisation de son temps ». Ainsi : Le personnel est permanent. Le lecteur qui lit régulièrement une revue ou un journal est fidèle. |
| Se lancer en affaires |
Se lancer dans les affaires Par Myriam Côté et Nathalie Moreau L’expression « se lancer en affaires » est fautive. En fait, c’est la préposition « en » qui pose problème. Cette impropriété est sans doute due à l’influence de l’anglais. Il faudrait plutôt employer l’expression se lancer dans les affaires. À bien y penser, c’est tout à fait logique, puisque l’on dit « être dans les affaires » et non « être en affaires ». De plus, il existe plusieurs autres expressions qui contiennent les mots se lancer suivis de la préposition dans : se lancer dans la vente, se lancer dans un marché, se lancer dans l'édition, se lancer dans des dépenses... |
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