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Terme Définition
Admission

Entrée

Par Myriam Côté et Nathalie Moreau

Utilisé au sens d’entrée, le mot « admission » est un anglicisme. En effet, lorsque l’on va au cinéma, on ne devrait pas dire : « Le coût de « l’admission » est de dix dollars », mais bien : « Le coût de l’entrée est de dix dollars ». C’est aussi vrai pour l’entrée à un musée, à un événement, à un spectacle... L’expression « Pas d'admission sans affaires » est un calque de No admittance without business. On devrait plutôt dire : Entrée interdite ou Interdit au public. Le mot « admission » désigne l’action d’admettre, le fait d’être admis. Il serait donc correct de dire : « J’ai été admis à l’université ». Par contre, dans le sens de « faire une concession », comme par exemple : « C’est la seule admission qu’elle veut faire », c’est un anglicisme. On devrait dire : « C’est la seule concession qu’elle veut faire » ou « C’est le seul aveu qu’elle est prête à faire ».

Agenda

Ordre du jour
Calendrier
Programme

Par Myriam Côté et Nathalie Moreau

Le mot « agenda » provient du latin et signifie « ce que l’on doit faire ». Il désigne un petit carnet dans lequel on note son emploi du temps. Employé au sens d’ordre du jour d’une réunion, de calendrier d’activités ou de programme d’événements, ce mot est un anglicisme.

Emplois corrects :

Il y a quatre points à l'ordre du jour de la réunion. Le programme du Festival de jazz de Montréal est très complet. Le calendrier des activités de la semaine est sur la table.

Annonces classées

Petites annonces

Par Elise St-Hilaire

« Attirer le public sur une rue résidentielle n’est pas toujours aisé. Certains opteront pour les annonces classées des journaux tandis que d’autres privilégieront les bonnes vieilles affiches accompagnées de ballons multicolores. »

Le Nouvelliste, mercredi 22 mai 2002

L’expression « annonces classées » est un calque de l’anglais classified advertisements. Il s’agit de courtes annonces rédigées en quelques lignes et regroupées par catégorie qu’on voit le plus souvent dans les journaux. Que ce soit pour la recherche d’un emploi, la vente de meubles ou la location d’appartements, les annonces dans les journaux sont bien utiles. Une annonce permet de faire savoir quelque chose au public. Les annonces dans les journaux remplissent bien ce rôle. Classées ou petites, elles restent des annonces! Mais, l’expression française est petites annonces.

Emploi fautif : Je consulte les annonces classées du journal.

Emploi correct : Je consulte les petites annonces du journal.

Autobus

Autocar

Par Elise St-Hilaire

« L’autobus propulsé au biodiesel – un dérivé de l’huile végétale – fait le voyage de Portofino, en Colombie-Britannique, jusqu’à Halifax, en Nouvelle-Écosse. »

Presse canadienne, mercredi 8 août 2001

La différence entre un autobus et un autocar? Un « autobus » est un véhicule de transport en commun qui sillonne les rues des villes pour amener les citadins à leurs destinations urbaines. Un « autocar » est beaucoup plus confortable et sert à relier les villes entre elles. La gare d’autocars de Sainte-Foy affiche fièrement sur sa façade le mot « autocar ». Au Québec, on emploie souvent à tort le féminin pour parler d’un « autobus » : « J’attends la bus. », « j’attends la 800 ». Ces expressions ne sont pas correctes. Autant autobus qu’autocar sont masculins. Alors, employons le bon mot pour le bon véhicule!

Emploi fautif : J’ai pris l’autobus pour aller à Montréal.

Emploi correct : J’ai pris l’autocar pour aller à Montréal.

Bar à salade

Buffet à salades

Par Gaston Bernier

Les restaurants et les fruiteries en territoire québécois offrent à leurs clients des comptoirs de salades à consommer sur place ou à emporter. Jusqu’à maintenant, on se borne la plupart du temps à appeler ces comptoirs « bars à salades ».

L’expression est apparue au cours des années 1990. Elle fut critiquée par Noëlle Guilloton en 1997 et épinglée une première fois par Marie-Éva de Villers la même année, par Gilles Colpron en 1998 et par Gaston Dulong en 1999. On ne l’avait pas relevée antérieurement. On la voit même maintenant sur les facturettes d’une fruiterie à succursales : « Bar à salade grand format » pour désigner une salade composée.

Un bar est tantôt un endroit où on consomme des boissons, alcoolisées ou non, tantôt un comptoir où on s’installe pour siroter un vin ou une bière. On peut passer une heure au bar ou au piano-bar. Qui dit bar, dit boisson, a-t-on écrit.

Le mot ne peut désigner un comptoir partiellement réfrigéré dans lequel des fruits en morceaux, des légumes râpés ou tranchés, du jambon, des morceaux de fromage, de la laitue et des vinaigrettes, etc., protégés par une vitre hygiénique, sont offerts aux clients qui peuvent se préparer eux-mêmes une salade.

En anglais, on désigne un tel équipement par l’expression « salad bar », sur le modèle de « milk bar », « snack bar » et même de « gas bar ». Au Québec, les trois expressions sont rendues par « comptoir laitier », par « casse croûte » (ou casse-croute) et par « poste d’essence » ou « station d’essence ». On voit aussi « sushi bar » et, à l’occasion, le calque « bar à sushi » (qu’il serait préférable d’appeler buffet de sushi).

Il existe des solutions de rechange au calque ou à l’impropriété qu’est « bar à salades » : comptoir à salades, buffet de salades, buffet de crudités ou même saladerie, un néologisme. Si l’installation est plus simple, on peut dire « table à salades ».

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