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Les membres du conseil d’administration de l’Asulf souhaitent la bienvenue aux internautes.
 
Depuis 1986, l’Association défend la qualité de la langue française dite publique. Préoccupée au départ par la langue des conventions collectives de travail, elle s’intéresse de plus en plus à la qualité de la langue générale et quotidienne de l’État, des relayeurs que sont les annonceurs et les journalistes et des bureaux de publicité. Elle encourage la création lexicale et la nomination de responsables chargés de favoriser une langue de qualité au sein des organisations.
 
Au nombre de ses réalisations, l’Asulf réussit en 1992 à faire en sorte que les gouvernements du Québec et du Canada invitent les Canadiens français à produire des déclarations de revenus au lieu des rapports d’impôt. En 1996, grâce aux interventions de l’Association, l’Université Laval de Québec accepte que l’École des Gradués devienne la Faculté des études supérieures. Ses nombreuses campagnes ont également favorisé l’implantation du mot courriel. En 2008, après de multiples démarches, la Station centrale d’Autobus a fait place à la Gare d’autocars de Montréal. On pourrait allonger la liste (voir Quelques réalisations). L’Asulf joue les francs-tireurs contre les anglicismes inutiles ou les barbarismes et se fait le héraut du bon usage. Cependant, le statut du français au Québec et en Amérique du Nord la préoccupe du fait qu’il est un préalable à l’amélioration de la langue, mais elle s’abstient elle-même de monter aux créneaux à cet égard.
 
La mission de la qualité revient à l’ensemble des francophones. Le français appartient à tous et à toutes, et tout un chacun doit se préoccuper de son évolution, de son enrichissement et de son adaptation à l’époque. Tous doivent réfléchir aux habitudes fautives ou, mieux, aux habitudes mentales et s’efforcer de corriger les unes et les autres.

Les locuteurs disposent de nombreux instruments qui facilitent une amélioration de la langue. L’Office québécois de la langue française met à disposition un dictionnaire essentiel, Le grand dictionnaire terminologique, une banque de dépannage et d’autres outils. Les dictionnaires normatifs sont nombreux sur le marché. Des journaux et des stations de radio ou de télévision offrent des chroniques linguistiques. L’Asulf s’efforce de faire connaître ces ressources et d’encourager tout un chacun à agir à titre de sociétaire, de publicitaire et de défenseur de sa langue.


 

 Le président,

   Signature Gastion Bernier